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Les manières de cultiver la terre jouent un très grand rôle dans le maintien de la biodiversité tout comme dans l’état de santé de nos sols. Depuis l’apparition de l’agriculture intensive, et donc des monocultures, on constate que ces deux facteurs, qui nous permettent de vivre, meurent.

 

 

La monoculture.

C’est une pratique agricole, qui existait déjà dans le domaine du riz ou encore du vin, mais qui s’est généralisée dans tous les domaines agricoles, de manière fulgurante, dans les années 1970.

Elle consiste à cultiver une seule espèce de plante en grande quantité. Cette pratique a besoin de beaucoup moins de mains d’œuvre et les grands espaces rendent l’entretien mécanisé plus facile. Proposée de cette façon, on comprend mieux qu’en temps de crise cette méthode a pu séduire ceux qui ont voulu faire des profits plus importants, emportant les autres dans la spirale du « toujours plus ».

Depuis ces temps-là, la plupart des paysans dépendent, pour leur production, des semenciers qui garantissent la qualité de leurs produits. Avec cette pratique, on n’appauvrit pas uniquement le sol et la biodiversité, mais aussi, et surtout, la qualité de notre nourriture dont les nutriments sont de plus en plus pauvres.

Vu qu’on utilise de grands espaces, et que la course au tracteur le plus performant persiste, les sols écrasés ne remplissent plus leur rôle d’éponge, ce qui occasionne les désastres qu’on connaît : inondations, écoulements de boues, etc. 

En excluant la biodiversité, les végétaux sont devenus de plus en plus sensibles aux maladies et aux parasites. Par la suite, les produits phytosanitaires de synthèse sont devenus des béquilles coûteuses pour les paysans et pour l’humanité tout entière.

Maintenant, on comprend mieux pourquoi ce type d’agriculture va tout droit dans le mur et même une rotation sur 3 ans (comme cela s’est récemment imposé dans certaines régions) ne résoudra rien tant que l’on garde ces grandes étendues que l’on voit partout. Actuellement, il y a l’équivalent de la surface de la France qui disparaît en terre fertile de la surface du globe par an. La plupart de ces terres mortes se trouvent dans les pays qui ne pratiquent les monocultures que depuis quelques décennies.

 

serveimage3La polyculture

Elle consiste à cultiver plusieurs espèces de végétaux dans un même espace au même moment. La notion de polyculture était autrefois très souvent associée à l’élevage et cela persiste dans certaines régions. En variant les espèces de végétaux, on va réinstaller la biodiversité. Les plantes vont se protéger mutuellement des maladies et des parasites, puis les prédateurs de certains ravageurs seront à nouveau présents.

Pendant des siècles, la polyculture a gardé les terres productives. Actuellement, ce sont les permaculteurs qui remettent cette pratique au goût du jour, abandonnant le tracteur pour le non-travail du sol. 

La polyculture incite aussi à replanter des bocages, des haies, à appliquer la rotation des cultures et des cultures associées, ainsi qu’à cultiver les anciennes variétés, en permaculture ou encore en agroforesterie.

Avec la pratique de la polyculture, on respecte et on rééquilibre la biodiversité et la vie des sols. On retrouve aussi nos nutriments essentiels dans la nourriture et l’humanité ne peut que s’en porter mieux.

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