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Mildiou

 

L’atmosphère climatique de ce printemps 2016 risque de laisser des traces dans les potagers et les mémoires des jardiniers. Les températures basses et le taux d’humidité ambiante élevé sont les conditions idéales pour que le mildiou se développe. C’est une des maladies des plus redoutées dans les jardins s’attaquant aux feuilles, tiges, fleurs et fruits.

 

C’est une maladie provoquée par les Phytophthora, qui sont des comycètes considérées comme champignons jusqu’à peu de temps. Le mildiou se conserve dans les résidus de plantes durant l’hiver et se disperse avec le vent au printemps. Pour exister il a besoin d’un taux d’humidité supérieur à 90% et des températures entre 10 et 25 C°. Lorsque ces conditions sont réunies, sa progression peut être fulgurante en fin de printemps et durant l’été.

 

Beaucoup de plantes sont attaquées par cette maladie. Au potager ça peut être l’ail, l’artichaut, la betterave, le cerfeuil, le chicorée, les crucifères, le fraisier, les haricots, les pois, la laitue, le poivron, l’oignon, la pomme de terre, la tomate, …

Parmi les fruitiers ce sont le groseillier, la vigne et le pommier qui sont les plus sensibles. Puis ceux qui sont le plus disposés dans le groupe des ornementaux sont l’alysse, l’aster, le bégonia, la centaurée, la cinéraire, le clarkia, le dahlia, la giroflée, l’hellébore, le muflier, l’oeillet, la primevère, le rosier, le rudbeckia, … Assurez-vous que vos semences et plants soient exemptes de toute forme de maladie.

Le mildiou peut prendre différentes formes mais se traduit en général par l’apparition de taches parfois duvetées claires et livides laissant rapidement des parties desséchées sur les feuilles et les tiges. Les parasites qui sont les responsables de cette maladie se développent à l’intérieur de la plante, donc toutes les parties peuvent être atteintes. Sur les plants de tomates, les taches sur les feuilles deviennent brunes et bosselées. Puis les fruits présentent des taches marrons, parfois couvertes d’un feutrage blanc. La chair des pommes de terre devient marbrée.

Dans la lutte préventive contre cette maladie, il faut commencer dès la fin des anciennes planches de culture. Aucun résidu de plante atteinte par le mildiou doit rester sur place ainsi on limite la contagion d’année en année. L’application d’une rotation des cultures sur 4 ans dans un potager limite aussi les risques, d’où une petite règle assez connue ; ne jamais planter des pommes de terre après des tomates et vice versa.

L’espacement entre les plantes assure une bonne aération et limite la stagnation de l’humidité, puis l’arrosage au pied des plants sans toucher les feuilles, évitent la propagation de la maladie.

Quand les premières symptômes apparaissent, supprimez sans attendre les parties atteintes et brûlez-les. Pour les pommes de terre présentant des taches marbrées, ne les laissez jamais sur place, jetez-les séparément mais jamais dans un compost.

La décoction de prêle protège tous les jeunes plantes sensibles au mildiou d’éventuelles attaques lorsque les conditions climatiques sont favorables. Le purin de sauge est utilisé dès les premières signes pour traiter les pommes de terre. Cette opération va devoir être renouvelée plusieurs fois (tous les 10 à 15 jours) avant l’arrêt de la maladie. Pour les tomates, en plus du purin de prêle en préventif systématique, c’est l’infusion de feuilles de capucines ou des sommités de tanaisie qui nous prêtera main forte dans la lutte.

Un autre remède économique et écologique à la fois, c’est le bicarbonate de sodium. Il ne va pas tuer les comycètes tel qu’un fongicide, mais il va stopper leur développement en changeant le milieu acide dont ils ont besoin pour proliférer. On utilise 5 à 8 g environ pour 10 litres d’eau en y ajoutant une cuillère à soupe un liquide savonneux pour permettre à la solution de se fixer sur la plante.

Il faut surtout retenir que cette maladie peut ravager un jardin en très peu de temps et la lutte doit s’engager dès les premières symptômes sans tarder !!! J’espère que ces quelques conseils peuvent vous avancer dans la lutte du mildiou qui risque d’être plus que présent cet année dans nos jardins ou sur nos balcons.

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