Comment combattre le liseron.

by anslemmens on July 2, 2011
Conseils pratiques

Le liseron est une plante herbacée vivace avec un système racinaire à rhizome plus ou moins charnu. Il est de la famille des Convolvulacées, du latin « convolvere », qui signifie « s’enrouler ».
Le liseron est une plaie pour nos jardins, notamment deux espèces qui se disputent le territoire ; le liseron des haies qui appartient au genre Calystegia, et le liseron des champs qui appartient au genre Convolvulus.
Les deux ressemblent à des lianes qui s’enroulent autour de tout ce qu’elles trouvent sur leur chemin, colonisant ainsi l’espace aérien et étranglant les sujets les plus chétifs.
Par son important système racinaire, le liseron concurrence les autres plantes pour l’eau, la lumière et les éléments nutritifs. Il apparait dans nos jardins dès le début du printemps et peut produire jusqu’à une feuille par jour. Ces graines à coque dure sont dispersées par les oiseaux.
Les fleurs du liseron des champs sont blanches striées de rose ou complètement rose et ses feuilles sont en forme de cœur. Ses lianes peuvent atteindre 1 mètre de longueur et ses racines couvrent une zone allant jusqu’à 3 mètres de diamètre, voir 6 pour les plus vieux sujets.
Le liseron des haies possède des fleurs blanches qui sont, ainsi que ses feuilles, plus grosses que celles du liseron des champs. Ses lianes peuvent mesurer jusqu’à 6 mètres. Elles colonisent les haies, le maïs et les vergers. Son système racinaire débute par une racine pivotante dont partent les rhizomes. Ces derniers peuvent atteindre 10 mètres de longueur.
Cependant, le liseron est une plante qui attire les abeilles, précieuses alliées de la pollinisation des potagers et des vergers. Et sa présence en masse indique un sol trop riche en azote.

Calystegia

 

 

 

 

 

 

 

Comment combattre le liseron?
Il faut s’armer de courage et de patience. Les herbicides ont très peu d’effet sur cette liane, il vaut donc mieux avoir recours aux méthodes utilisées en agriculture biologique, telles que l’introduction d’un acarien, de la rouille ou le désherbage thermique.
Pour les petits jardins, il est possible d’ « épuiser » le liseron en le couvrant pendant 2 ans de vieux tapis ou de bâches, qu’on prendra soin d’enterrer légèrement sur les côtés.
Dans les endroits moins espacés, on procédera à un désherbage manuel avec une grelinette ou une gouge à asperges. La binette et la bêche ont la fâcheuse tendance de couper les rhizomes en petits morceaux. Chaque morceau laissé sur le sol ou enterré, donnera naissance à une nouvelle plante. De là vient la mauvaise réputation du liseron chez les jardiniers. Le moindre petit bout, même à motié desséché, donne lieu à un nouveau plant.
Tous les morceaux devront être rassemblés dans un récipient afin de ne rien laisser sur la terre. Ensuite, si vous le pouvez, il est conseillé de les brûler. Ne les mélangez surtout pas à votre compost sous peine de nouvelle invasion. Pour effectuer cette tâche peu agréable, il est préférable d’agir avant la floraison pour éviter la dispersion des graines. Pour espérer mettre un terme définitif à ce colonisateur, 3 années seront nécessaires.

Une autre solution consiste à utiliser les Tagetes.
Non pas le Tagetes patula aussi nommé œillet d’inde, qui sert à protéger les tomates des attaques de pucerons, mais le Tagetes minuta.
Ce géant, qui ne ressemble pas à ses cousins les œillets, fait partie de la famille des Asteracées, comme tous les tagetes, mais est originaire du Sud de l’Amérique latine. En France, il peut mesurer jusqu’à 2,50 mètres pour 80 centimètres d’envergure, contre 4 mètres dons son milieu d’origine. Il préfère les endroits ensoleillés pour une belle floraison.
Son système racinaire libère des sécrétions herbicides qui empêchent la pousse du liseron. On le laisse en place durant 3 ans. Ensuite on attendra 5 à 6 ans avant d’en replanter au même endroit.
Le Tagetes minuta a longtemps été considéré comme une plante médicinale. En phytothérapie, il était utilisé sous forme d’infusion pour lutter contre les infections gastriques et respiratoires.
Ses feuilles sont toujours utilisées comme aromates pour les viandes et donnent un goût légèrement poivré. Attention à ses tiges qui contiennent une sève pouvant provoquer des allergies cutanées.
Le Tagetes minuta se trouve aussi sous le nom de Tagetes nématocide. Il est disponible à l’association Kokopelli.

Tagetes minuta

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