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Vous saviez qu’en France uniquement on a environ 150 espèces différentes de vers de terre sous nos pieds ? En réalité il en existe plusieurs milliers d’espèces qu’on regroupe en 13 familles. Quand on parle des Lumbricina, on désigne l’ensemble des vers de terre. Ce sont tous des précieux indicateurs et acteurs de la qualité de nos terres. Un sol sans présence des vers de terre est une terre morte ou voué à l’être rapidement.

 

En moyen, on estime sa population à environ 360 vers par m2. Ces 40 dernières années, elle a diminué globalement de 40 %, ce qui devient alarmant. Pourtant, par leur travail laborieux mais gratuit, ils sont capables de améliorer et de modifier le sol par des processus complexes physiques, chimiques et biologiques. Tout comme certaines bactéries ou les fourmis et autres, on peut leur attribuer le titre « d’ingénieur du sol ».

 

Pour mieux comprendre leur génie, on les a classé en trois grands groupes selon leur habitat, leur taille, leur mode de vie et leur comportement.

Dans le premier, le groupe des vers de terre qui vivent à la surface, les épigés, on retrouve les vers de terre qui vivent dans le compost et le fumier. Ils sont de petite taille (1 à 5 cm) et sont d’une couleur rouge sombre. Ils vivent en surface à +/- 1 cm du sol dans des amas de matières organiques qui leurs servent de nourriture. Ils creusent peu ou pas de galeries mais participent activement au fractionnement de la matière organique.

 

Le groupe suivant, les endogés, vie principalement dans la terre et les individus peuvent mesurer d’1 à 20 cm d’une couleur rose à gris clair. Ils creusent des galeries profondes, sub-horizontale et horizontale, qui sont très ramifiées et permettent la terre de s’aérer. Ils se nourrissent de terre mélangé à de la matière organique. Ils créent ainsi un sol structuré, capable de réguler la rétention et l’infiltration de l’eau dans le sol.

 

Le dernier groupe est celui des vers qui sortent de la terre, les anéciques. Ce sont les espèces les plus grosses, de 10 à 110 cm d’une couleur rouge, gris clair, brun avec une différence antéro-postérieur plus prononcée. Ils creusent des galeries sub-verticales et verticales, brassent et mélangent ainsi la matière organique à la minérale en surmontant à la surface la nuit pour venir chercher leur nourriture. Ce sont d’ailleurs eux qui projettent leurs déjections à la surface de la terre en formant des petits tas qu’on appelle turricules.

 

Les vers de terre sont hermaphrodite, néanmoins il a besoin d’un autre ver pour échanger du sperme. Un cocon va se former et quand il commence à durcir, le ver va s’en débarrasser en le faisant glisser. A l’intérieur de ce cocon la fécondation s’opère et donnera naissance à 1 à plusieurs vers, selon l’espèce.

Comme vous l’avez deviné, ce sont les vers du premier groupe qu’on va choyer quand on se met au compostage. Les 2 espèces qui s’y trouvent le plus sont l’Eisenia Fetida (ver du fumier), l’Eisenia Andrei dont l’espérance de vie est plus courte que pour d’autres vers. 2 à 3 ans pour les Eisenias contre 15 ans pour le lombric commun du second groupe par exemple.

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